LES SECRETSDE SUISSE

LES SECRETS DE SUISSE / DOSSIER DOCUMENTAIRE

Chillon et Villeneuve : la violence de 1348 et ses traces incertaines

Version du 14/10/2026 · 1 référence documentaire

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Le massacre de Juifs de Villeneuve en 1348 et les croix découvertes à Chillon : faits rapportés et limites d’une interprétation archéologique.

Les accusations d’empoisonnement des fontaines relevaient d’une persécution antisémite. Elles ne décrivent pas la cause réelle de la peste.

Contexte et limites du récit

Le château de Chillon rapporte qu’une quarantaine de Juifs emprisonnés furent extraits du château, battus puis conduits au bord du lac à Villeneuve. Hommes, femmes et enfants y furent brûlés sans procès. Ce récit doit être centré sur les victimes, sans inventer dialogues ni détails individuels.

Les croix ne sont pas une preuve décisive

Entre 1897 et 1899, Albert Naef découvrit des croix dans une ancienne meurtrière. Il les rapprocha de deux épisodes possibles du XIVe siècle, sans trancher. Leur présence ne permet donc pas d’affirmer qu’elles ont été réalisées pour le massacre.

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LE HORS-CHAMP

Ce que la vidéo ne vous a pas raconté

Les violences de 1348 à Chillon et Villeneuve sont attestées ; l’interprétation de certaines traces du château reste plus incertaine.

L’autre hypothèse de Naef

La présentation du château mentionne également la recherche d’un basilic en 1379. Il s’agit d’une croyance historique, pas d’une créature attestée. La localisation de la « crota » évoquée dans les sources reste discutée ; cette incertitude participe à l’interprétation des croix.

Ne pas confondre trois histoires

Le récit du massacre, les croix observées plus tard et la mention d’une recherche de basilic en 1379 n’ont ni la même date ni le même statut documentaire. Un signe gravé peut nourrir plusieurs hypothèses de localisation ou de fonction ; il ne confirme pas automatiquement le lieu précis d’une scène racontée. Quant au basilic, il appartient aux croyances de l’époque, non à la faune réelle du château. L’intérêt du dossier tient à cette superposition de violences, d’archéologie et d’imaginaire, à condition de garder leurs preuves séparées.

Remonter aux sources

Chaque référence précise les faits qu’elle étaye. Consultez les documents d’origine pour comprendre leurs limites.

  1. Tableaux et peintures murales : croix de la prison ↗

    Château de Chillon

    Récit du massacre de 1348, découvertes de Naef et deux rapprochements interprétatifs non départagés.

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