LES SECRETSDE SUISSE

LES SECRETS DE SUISSE / DOSSIER DOCUMENTAIRE

Quand l’autoroute suisse devenait une piste d’aviation

Version du 14/10/2026 · 2 références documentaires

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En 1970, l’armée de l’air suisse a testé des décollages sur l’autoroute près d’Oensingen. Pourquoi ces routes pouvaient servir de pistes de secours ?

Une autoroute n’est pas une base aérienne. Pourtant, pendant la guerre froide, la Suisse a préparé certains tronçons pour permettre aux avions militaires de décoller et d’atterrir loin de leurs aérodromes habituels.

Oensingen, le premier essai

L’histoire officielle de l’armée de l’air suisse situe les premiers départs sur autoroute à Oensingen le 16 septembre 1970. L’exercice, conduit avec des De Havilland DH-112 Venom, était une réponse à une vulnérabilité simple : des aérodromes fixes peuvent être repérés et attaqués. Déplacer temporairement l’activité aérienne devait rendre la défense moins prévisible.

Une opération bien plus vaste qu’un atterrissage

Il fallait sécuriser la chaussée, gérer la circulation, les équipes au sol et le soutien des avions. Le fait qu’un tronçon de route soit droit ne le transforme pas automatiquement en piste utilisable : la préparation du site et l’organisation comptaient autant que le pilotage.

Un héritage visible en 2024

Le 5 juin 2024, l’armée a repris l’idée lors de l’exercice Alpha Uno sur l’A1 près de Payerne, cette fois avec des F/A-18. L’autoroute fut fermée et le trafic dévié. Ce test contemporain ne doit pas être confondu avec le premier essai d’Oensingen ; il montre la continuité d’une logique de dispersion. Notre visuel est une reconstitution, non une photo de 1970.

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LE HORS-CHAMP

Ce que la vidéo ne vous a pas raconté

La scène spectaculaire d’un avion sur la route cache le vrai sujet : l’organisation de toute une force aérienne quand les bases fixes sont vulnérables.

Pourquoi disperser les appareils ?

L’armée explique que la concentration des jets sur quelques aérodromes accroît leur vulnérabilité. Une position de repli n’est donc utile que si l’on peut aussi déplacer les personnes, le matériel, le carburant et les opérations nécessaires. L’exercice routier teste un système, pas seulement l’habileté d’un pilote.

1970 et 2024 : deux époques

Oensingen relève de la guerre froide et des avions Venom. Alpha Uno s’est déroulé près de Payerne en 2024 avec des F/A-18. Les appareils, les procédures et le contexte stratégique ont changé ; l’idée de décentraliser les moyens demeure. Les mélanger dans une seule image sans explication donnerait une fausse impression d’archive.

La route redevient route

En 2024, la fermeture de l’A1 fut autorisée et planifiée avec les autorités routières et les polices cantonales, avec déviation du trafic. C’est une condition essentielle : l’usage militaire reste exceptionnel, organisé et temporaire. L’infrastructure conserve sa fonction civile ordinaire une fois l’exercice terminé.

Remonter aux sources

Chaque référence précise les faits qu’elle étaye. Consultez les documents d’origine pour comprendre leurs limites.

  1. Geschichte der Schweizer Luftwaffe ↗

    Armée suisse — Forces aériennes

    Premiers décollages sur autoroute à Oensingen le 16 septembre 1970 avec des Venom, contexte de la guerre froide et exigences d’infrastructure.

  2. Luftwaffe hat Verteidigungsdispositiv auf Autobahn getestet ↗

    Armée suisse — Groupe Défense

    Exercice Alpha Uno du 5 juin 2024 sur l’A1 près de Payerne avec des F/A-18 ; objectif de décentralisation, fermeture et déviation.

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