LES SECRETSDE SUISSE

LES SECRETS DE SUISSE / DOSSIER DOCUMENTAIRE

Le Lion de Lucerne : un monument à un événement parisien

Version du 27/10/2026 · 2 références documentaires

  • Contexte
  • Archives
  • Sources

Les Gardes suisses de 1792, l’initiative commémorative et le monument inauguré en 1821.

Le lion n’illustre pas une bataille livrée à Lucerne. Il commémore les Gardes suisses morts à Paris.

L’événement et sa mémoire

Lucerne Tourisme relie le monument à l’assaut des Tuileries du 10 août 1792. Il faut distinguer les morts lors de cet événement du nombre de gardes engagés, et ne pas transformer tous les présents en victimes.

Une œuvre postérieure

Le lion est une sculpture commémorative, non une trace matérielle de la bataille elle-même. L’illustration évoque le monument actuel, sans reproduire une photographie d’archive.

Pour discuter : Instagram ou TikTok. Pour une demande privée : Contact.

LE HORS-CHAMP

Ce que la vidéo ne vous a pas raconté

Le Lion n’a pas seulement une histoire militaire. Il a un commanditaire, un dessinateur, un sculpteur et un paysage de carrière transformé en lieu de mémoire.

Trois rôles derrière une œuvre

Karl Pfyffer von Altishofen lance le projet après avoir perdu des camarades aux Tuileries. Il était en congé à Lucerne lors de l’assaut. Bertel Thorvaldsen conçoit le lion ; Lukas Ahorn taille ensuite le dessin dans le grès de la paroi. Le rapport de la Ville distingue ces interventions, alors qu’une attribution raccourcie à un seul artiste peut effacer le travail d’exécution. [1] [2]

Le site fut une carrière avant d’être un décor de deuil

Le rapport municipal décrit une ancienne carrière de grès en dehors des portes de la ville. Un parc et une chapelle participent à la transformation du lieu. L’ensemble n’est donc pas une scène de bataille conservée : le paysage a été composé pour accueillir une commémoration. Sa lecture gagne à inclure la paroi, le recul devant le relief et les constructions voisines. [2]

Le temps de l’événement et celui du monument

Les Tuileries sont attaquées à Paris le 10 août 1792 ; le monument est inauguré à Lucerne en 1821. Près de trois décennies séparent les deux. Une représentation postérieure permet d’étudier la mémoire des morts et les intentions de ceux qui la portent ; elle ne fournit pas à elle seule un compte rendu de chaque épisode de l’assaut. [1]

Pourquoi la conservation fait aussi partie de l’histoire

La Ville explique les dégradations du grès dans son rapport sur la restauration. La roche constitue à la fois le matériau de l’œuvre et une contrainte pour sa durée de vie. Conserver le monument implique ainsi des interventions et une surveillance : l’ancienneté ne signifie pas qu’un objet soit resté matériellement inchangé. [2]

Pour prolonger cette question entre monument, usage et transformation, explorez notre parcours légendes et patrimoine.

Remonter aux sources

Chaque référence précise les faits qu’elle étaye. Consultez les documents d’origine pour comprendre leurs limites.

  1. Lion Monument ↗

    Lucerne Tourisme

    Assaut des Tuileries en 1792, rôle de Pfyffer et inauguration en 1821.

  2. Löwendenkmal : Restaurierungsmassnahmen für das Denkmal und den Park, p. 4 ↗

    Ville de Lucerne, Conseil municipal

    Rôles de Thorvaldsen et Ahorn, carrière, parc et problèmes de conservation du grès.

UNE HISTOIRE NE S’ARRÊTE PAS À 60 SECONDES

La Suisse a encore
des choses à vous raconter.

Les vidéos sur vos réseaux. Les détails, les preuves et les chemins de traverse, ici.